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 Ulthuan entre en guerre

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Lenidem
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MessageSujet: Ulthuan entre en guerre   Ven 5 Aoû - 18:13

Ulthuan entre en guerre

Lorsque le commandeur Urünthwë regagna Ulthuan après les terribles événements qui secouèrent la Sylvanie, son premier geste fut de confier Lyrius Phenril aux bons soins des maîtres de la Tour Blanche. Le comportement du mage lors de la bataille finale avait été des plus troublant : il avait certes accompli l’incroyable exploit de refermer le portail qui avait résisté à Urünthwë lui-même, mais peu de temps auparavant il s’en était pris au jeune héros sans raison apparente, projetant sur lui et son aigle des éclairs de Magie Gardienne – desquels ils se tirèrent, heureusement, sans dégât notable. Enfin, alors que le magicien sans défense psalmodiait les incantations destinées à sceller le Mal, les coups furieux d’un Hérault de Nurgle décidé à interrompre le rituel s’avérèrent sans effet sur lui. Ceux qui assistèrent à la scène n’en crurent pas leurs yeux et crièrent au miracle, et il semble en effet que Lyrius soit béni des dieux…mais lesquels ?
Tout ceci explique que dès son arrivée sur le continent elfique, celui que certains surnommaient déjà « le mage fou » fut pris en charge par un détachement de Maîtres des Épées qui le conduisit droit à la Tour, où son cas fut étudié avec la plus vive attention. Quant à Urünthwë, écœuré par les horreurs qu’il avait contemplées, il regagna Tor Antoch, dans sa province de Naggarythe, où il se consacra à la tâche, plus ordinaire à ses yeux, de repousser les raids occasionnels de Druchii.

L’histoire aurait pu en rester là. Cependant le sort de la Sylvanie, ravagée par les énergies chaotiques, inquiéta sérieusement les Maîtres du Savoir. Estimant que les Asur étaient restés trop longtemps sur la défensive, ils finirent par conclure que le pouvoir des Dieux Sombres devait être combattu à sa source. Ils sollicitèrent donc l’aide du valeureux prince Arneldir, lointain parent d'Imrik, et lui demandèrent de s’aventurer avec son armée dans les royaumes du Chaos pour porter aux démons un coup décisif. Toujours en quête de gloire, celui-ci accepta, ce qui ne surprit personne. En revanche, quand se posa la question de son appui mystique, plus d’un s’étonna de voir Lyrius Phenril se porter volontaire. On débattit longtemps la pertinence de ce choix. D’un côté, depuis son retour à Saphery, le comportement du mage était irréprochable. Mais ne fallait-il justement pas le garder en Ulthuan, où il était soigné – et surveillé –, plutôt que de l’exposer à l’influence démoniaque et aux risques d’une rechute, qui compromettrait toute l’expédition ? D’autre part, était-il vraiment prudent de laisser un potentiel agent du Chaos au cœur même du royaume de la sorcellerie ? Car il était manifeste que les forces obscures avaient entamé son âme, et celles-ci ne sont guère enclines à laisser échapper ceux qu’elles ont touchés. Enfin, quelqu’un argua que quelle que fût la puissance surnaturelle qui avait assisté Lyrius, celle-ci avait en fin de compte assisté les hauts elfes et causé la perte des légions infernales. Cet argument mit fin au débat. Lyrius Phenril partit donc vers Lothern – sous bonne escorte. Il y rejoindrait les forces du prince, qu’il seconderait de son mieux dans cette entreprise.

Très bientôt, la lutte éternelle du bien contre le mal se livrerait une fois de plus, tant dans les cœurs que sur les champs de bataille.


Dernière édition par Lenidem le Mar 30 Aoû - 10:24, édité 2 fois
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MessageSujet: Re: Ulthuan entre en guerre   Lun 29 Aoû - 22:31

Embuscade dans la forêt de Laurelorn

- Monseigneur…Les éclaireurs nous ont signalé un petit groupe d’hommes-bêtes dans les parages. Ils ont pris la fuite quand ils se sont sentis repérés. Que devons-nous faire ?

Arneldir ne répondit pas tout de suite. Dressé de toute sa hauteur au sommet d’une colline, il contemplait la silhouette massive et pourtant gracieuse de Kormiliÿn le Jeune qui se détachait dans le ciel, sur le soleil couchant. L’astre déclinait rapidement et la clarté rouge qu’il répandait sur le monde se reflétait par moments sur les écailles de la créature qui évoluait, libre, à plusieurs centaines de pieds au-dessus du sol.

- Nous allons les poursuivre…dit le prince dans un murmure.

Enalthen hésita un instant. Puis il se risqua à contredire son prince, non sans précaution.

- C’est que… Ce pourrait être un piège. La nuit tombe, et…

Un rire à la fois doux et moqueur l’interrompit.

- Est-il naïf ? Bien sûr que c’est un piège. Que voulez-vous que ce soit d’autre ? Des hommes-bêtes qui se seraient "égarés" près d’un camp d’Asur ? Je n’y crois pas une seconde.
- Dans ce cas je ne comprends pas. Pourquoi…
- Mais…pour leur rendre la politesse, voyons. Puisqu’ils se donnent tant de mal pour nous attirer dans ce guet-apens, il serait malséant de ne point nous y jeter.

L’obscurité croissante dissimulait le visage d’Arneldir aux yeux d’Enalthen, mais le ton de sa voix ne laissait aucun doute : le prince de Caledor souriait.

- Ils vont apprendre ce qu’il en coûte de s'opposer à Ulthuan. Ces misérables créatures serviront d'exemple à tous nos ennemis! Et puis… Kormiliÿn a faim. Et rien de tel qu’une bonne chasse pour un dragon affamé !

Enalthen s’inclina. La décision de son seigneur était prise, et il le connaissait assez pour savoir qu’il ne changerait pas d’avis, quelles que soient les raisons qu’on lui opposerait. Il se dirigea donc vers le campement pour sonner l'alerte : les Asur allaient livrer leur première bataille !

Derrière lui, Kormiliÿn poussa un rugissement…
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MessageSujet: Re: Ulthuan entre en guerre   Mer 14 Sep - 15:15

La Cité du Loup Blanc

Middenheim, la Cité du Loup Blanc. La deuxième plus grande ville de l’Empire se dresse, imposante, au sommet d’un pic abrupt nommé Ulricsberg, le Mont d’Ulric, dieu des batailles, des loups et de l’hiver. La légende veut que de la flamme brûlant au sein de son temple dépende le bon déroulement du cycle des saisons, et que si par malheur elle venait à s’éteindre un froid éternel s’abattrait sur le Vieux Monde. C’était paraît-il dans ce dessein qu’Archaon, l’Élu des Dieux Sombres, avait mené ses troupes contre la cité lors de la dernière guerre contre le Chaos, de sinistre mémoire. Malgré sa réputation d’inexpugnable et la valeur de ses habitants, la Cité du Loup Blanc n’aurait jamais tenu le choc sans l’aide de nombreux alliés.

Et parmi ces alliés, les moindres n’étaient certes pas les hauts elfes, songeait Arneldir. Mais les jeunes peuples ont la mémoire courte, et c’est à peine si on lui avait souhaité la bienvenue, à lui et à ses troupes. Nul dignitaire ne les avait accueillis, personne ne lui avait témoigné les honneurs dus à son rang. En découvrant les appartements qu’on lui proposait, il avait d’abord supposé qu’il s’agissait de ceux destinés à ses roturiers. Quand il comprit que lui-même était censé y loger, il crut que les dirigeants cherchaient à l’offenser ouvertement. Il remercia alors son guide d’un ton sec et ironique qui sembla lui échapper. Apparemment, il ne s’agissait pas d’une blague. Apparemment, ce taudis était ce que les humains avaient de mieux à offrir.

Hélas, il faudrait s’en contenter. Malgré la pauvreté des lieux et leur odeur pestilentielle (Arneldir avait aperçu plusieurs nains et même quelques ogres, ce qui expliquait en partie cela), l’endroit semblait sûr, et son ost – ou ce qu’il en restait – avait grand besoin de repos. La traque des hommes-bêtes leur avait coûté cher, très cher en vies elfiques. Cette pensée causait au prince un certain malaise, comme une ombre de culpabilité qui lui voilait le cœur. Il s’était montré téméraire. Il aurait certes été plus sage, comme l’avait suggéré Enalthen, d’ignorer la provocation, ce piège tendu de manière si grossière que c’en était presque risible. Mais d’un autre côté, comment aurait-il pu se douter ne serait-ce qu’un instant que ces animaux fussent aussi nombreux et aussi bien organisés ? Les guetteurs n’avaient remarqué leur présence que bien trop tard, alors que ces chèvres étaient déjà presque sur eux. Les Asur eurent à peine le temps de former un carré au centre d’une clairière que deux chars surgissaient des bois pour faucher leur cavalerie presque sans ralentir, avant de s’enfoncer dans les rangs des lanciers. Ces derniers se retrouvèrent bientôt encerclés de tous côtés, et bien que submergés par le nombre ils combattirent jusqu’au dernier, galvanisés par la présence d’Enalthen, le porte-étendard de l’armée. Cette nuit-là, le noble accomplit de véritables prouesses : son armure dragon le protégea d’un nombre incalculable de coups tandis qu’à lui seul il pourfendait une dizaine d’hommes-bêtes et en retenait plus du double, jusqu’à ce que Kormiliÿn et Arneldir ne volent à son secours, imités par des archers, désorganisant les rangs adverses et lui permettant de se frayer un chemin jusqu’aux Maîtres des Épées - les seuls à s’en sortir pratiquement indemnes, n’ayant jamais été mis en réelle difficulté. Arneldir lui-même délivra Lyrius Phenril qui avait été capturé dès le début de la bataille, et il terrassa le chaman responsable de l’attaque. En fin de compte, bien que plus d’un elfe sur deux ait péri en cette nuit funeste, la situation aurait pu tourner encore plus mal si, à l’aube, les hommes-bêtes découragés par la vaillance des hauts elfes ne s’étaient brusquement repliés. Sans perdre un instant, Arneldir avait à son tour ordonné la retraite, et sans prendre le temps d’honorer les défunts, les survivants étaient partis à marche forcée vers la lisère orientale dans l’espoir de sortir au plus vite de cette maudite forêt. Ce qui, heureusement, advint sans encombre.

Tout ça pour une poignée de pièces d’or, et une vulgaire carte en partie illisible. On n'avait pas encore prié pour le repos de ceux qui étaient tombés, et voilà que le Mage Fou proposait d’y retourner. Dans l’espoir, disait-il, de porter secours à quelques archers captifs, qui n’étaient certainement plus de ce monde à l’heure où il parlait. Sans mot dire, le prince l’avait congédié. Lyrius Phenril n’était-il qu’un idéaliste de mauvais conseil ? Pour son propre bien, Arneldir l’espérait.

Quoi qu’il en soit, les Asur resteraient encore à Middenheim un certain temps, ne serait-ce que pour se ravitailler.

Des coups frappés à la porte de sa chambre interrompirent sa réflexion : Enalthen lui transmettait une missive rédigée en elfique – pas en Eltharin, mais c’était déjà ça. Le prince la lut rapidement, puis il prit la plume et rédigea une réponse...
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MessageSujet: Re: Ulthuan entre en guerre   Lun 19 Sep - 12:12

Diplomatie

Dans une des plus belles chambres du quartier le plus huppé de Middenheim se tenait un singulier conseil. Le seigneur Arneldir avait convoqué son second Enatlhen, le magicien Lyrius, et Urmilian de Hoeth afin d’entendre leurs avis concernant la suite des opérations. Comme il était rare que le prince s’enquière ainsi de l’opinion de ses subalternes, cela pouvait laisser supposer que sa suffisance avait été quelque peu ébranlée par les récents événements. Si tel était le cas, pensait Enalthen, ce n’était certes pas un mal. Il servait sous les ordres d’Arneldir depuis plusieurs décennies et savait pertinemment que sa volonté inébranlable pouvait être son plus grand défaut – quoiqu’elle lui ait aussi permis de mener à terme des entreprises que nombre d’autres nobles jugeaient sans issue.

Quand les quatre elfes furent installés, Arneldir pria son second de lire à haute voix la missive qu’il venait de recevoir, signée par un certain Lichtbringer. Une fois la lecture achevée, il demanda à Lyrius s’il en confirmait les propos. Celui-ci acquiesça.

- J’ai très peu côtoyé ce sorcier lumineux, pour les raisons que vous savez. Nous nous sommes rencontrés la veille de l’affrontement final, et je n’ai pu que sonder son potentiel : celui d’un utilisateur du vent de Hysh plutôt doué selon les critères humains. Par la suite, j’appris qu’il était présent lors de la bataille contre les Druchii, au cours de laquelle il dissipa un éclair de magie noire destiné au commandeur Urünthwë. Il l’aurait également soigné afin de prévenir les séquelles du souffle empoisonné d’une hydre bicéphale ; j’ai moi-même examiné la blessure, ou ce qu’il en restait, et je puis affirmer que la guérison était quasi-parfaite. En ce qui concerne son comportement lors de la bataille du portail, l’amnésie dont je souffre m’empêche évidemment de me prononcer.

Amnésie bien pratique, pensa Enalthen. Il jeta un regard discret sur le Maître des Épées qui ne quittait pas le mage d’une semelle. Lyrius, Lyrius Phenril... Ne remarquez-vous pas la défiance dont vous êtes l’objet ? Et qui servez-vous vraiment ?

Arneldir reprit alors la parole. S’adressant de nouveau au mage, il lui demanda des explications concernant la broche qui accompagnait la lettre. À cette vue, Enalthen écarquilla les yeux. Cela n’avait rien d’un « colifichet ». Sa valeur marchande était pratiquement nulle. Mais il s’agissait d’une distinction de très haut rang, qui n’était accordée qu’aux Heaumes d’Argent les plus valeureux. Tous les jeunes nobles rêvaient de la recevoir, et la plupart y renonçaient ou mouraient au combat sans l’obtenir. À sa connaissance, c’était la première fois qu’une telle distinction était décernée à un non-elfe.

Lyrius hésita un instant.

- J’ai entendu parler de cette histoire. D’après les guerriers présents lors de cet affrontement, un chevalier humain, unique rescapé de sa compagnie, aurait à lui seul mis en déroute la moitié de l’ost elfe noir. Bien sûr, j’ai du mal à concevoir un tel exploit, que la rumeur a très certainement amplifié. Mais ce guerrier a sans doute accompli de réelles prouesses puisqu’Urünthwë l’a bel et bien décoré : elfes et humains s’accordaient là-dessus. Évidemment, il se peut aussi qu’il l’ait fait dans le seul but de se gagner les faveurs des hommes, afin de les inciter à servir ses intérêts.

- Non, rétorqua Enalthen. Si telle avait été l’intention du commandeur, il se serait contenté d’une médaille de basse catégorie. Pour impressionner des hommes, il n’était nul besoin de décerner la Tête de Licorne, dont ils ne comprennent manifestement pas la valeur. Certes, Urünthwë n’aurait sans doute pas décoré ce chevalier s’il n’y avait sans doute pas lui aussi trouvé son compte. Mais je crois qu’il voulait vraiment l’honorer.

Durant cet échange, Arneldir était resté silencieux. À ses yeux, Urünthwë n’était guère plus qu’un nobliau sans prestige. Mais il lui fallait savoir dans quelle mesure il pouvait compter sur les hommes et – surtout – s’il pouvait collaborer avec eux sans risquer le déshonneur. Apparemment, la réponse à ces deux questions était positive. Il conclut donc.

- Puisqu’ils nous sont recommandés par l’un des nôtres, ces impériaux présentent peut-être un certain intérêt. Et comme ils sont courtois, ils méritent une réponse courtoise. Lyrius, vous vous en chargerez. Bien sûr, comme ils ne nous offrent encore rien de concret, vous ferez de même : quelque promesse générale qui ne nous engage à rien de précis.
Vous rédigerez aussi un courrier destiné aux Asraï, qui semblent bien disposés envers nous. J’ai appris qu’ils avaient assiégé sans succès une forteresse naine... Consolez-les donc, et assurez-les une fois encore de notre soutien moral.
La question de la diplomatie étant ainsi réglée, j’aimerais maintenant vous entendre à propos de nos prochaines actions. Je rappelle que nous cherchons un portail du Chaos... Avons-nous le moindre indice concernant son emplacement ?

Ses trois interlocuteurs gardèrent le silence.

- C’est bien ce que je pensais. Comme il ne rime à rien de nous déplacer au hasard, je suggère de chercher des informations au sein de cette ville, quitte à rendre notre objectif public. Nous perdrons ainsi en discrétion, mais au moins disposerons-nous d’une piste. Car il serait fort étonnant que dans une ville aussi peuplée, nul ne sache rien à ce sujet. Nous pourrions même proposer une récompense pour tout renseignement valable. Qu’en pensez-vous ?

Les membres du conseil acquiescèrent : l’idée semblait bonne. Habitué à agir dans l’ombre, Urmilian aurait préféré garder secret le but de leur entreprise, cependant il se rendait bien compte que dans l’état actuel des choses, ils perdaient leur temps. Aussi proposa-t-il un compromis : collecter des informations tout en restant aussi discrets que possible. Après tout, c’était une des spécialités des Maîtres des Épées. Arneldir leur donna une semaine, que les hauts elfes mettraient également à profit pour se ravitailler – il fallait entre autres prévoir de grandes quantités de nourritures pour Kormiliÿn.

C’est ainsi que les hauts elfes prolongèrent pour quelque temps leur séjour à Middenheim.

À suivre : message aux impériaux et message aux elfes sylvains (à venir).
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MessageSujet: Le départ   Sam 29 Oct - 14:44

Le départ

Il contemplait ses troupes, une lettre décachetée à la main. Depuis plusieurs jours, les traces de l'armée impériale se multipliaient. Étant donnée l'allure à laquelle se déplaçaient les hauts elfes, une jonction pourrait s'opérer sous peu. Bien qu'une telle manoeuvre n'ait pas été discutée par les généraux, les inquiétantes rumeurs au sujet d'une alliance entre morts-vivants la rendaient évidemment capitale... d'autant plus que ces créatures de la non-vie semblaient avoir découvert le tant convoité portail du Chaos. Le temps pressait!

Et voilà qu'on lui ordonnait de faire demi-tour.

Son poing se serra, froissant l'impertinente missive. Des raisons de ce repli le prince n'avait cure. On avait fait appel à lui et, généreux, il avait accepté la tâche qu'on lui soumettait. Il avait fait sien cet objectif. À dater de ce jour, son honneur n'avait plus dépendu que de son accomplissement. Il aurait bien juré qu'aucune force au monde n'aurait pu l'en détourner. Et si ces pompeux mages et archimages, maîtres autoproclamés du savoir avaient subitement changé d'avis, il les aurait à coup sûr envoyé paître. On ne dérangeait pas Arneldir pour un caprice.

Mais l'ordre ne venait pas de la Tour Blanche.

Apercevant Enalthen, il lui fit signe d'approcher. "Le camp est-il prêt à être levé?" "Oui, mon seigneur." "Parfait. Nous rebroussons chemin. Direction Altdorf." Et il se retira dans sa tente, laissant sur place son second stupéfait. Une fois seul, il se servit un quart de vin onirique. Kormilÿn, qu'il était parvenu à réveiller pour cette seule expédition, allait être aussi furieux que lui, si ce n'était plus. Il fallait espérer que le prince parvienne à contenir sa rage, ou le dragon pourrait causer de grands dégâts et se révéler dangereux pour toutes les créatures à la ronde. Peut-être même pour Arneldir.

Qui but une gorgée.

Le retour inattendu d'une vingtaine de lanciers ne suffisait pas à atténuer l'échec de cette mission. À Caledor, on sourirait ostensiblement à son approche. On l'appelerait, dans son dos, "celui qui a failli". Pour faire face aux quolibets, il lui faudrait faire montre d'encore plus d'orgueil, afin de prouver qu'is ne l'atteignaient pas, qu'ils ne pouvaient l'atteindre. Il lui faudrait briser ceux qui les proféreraient. Et pour rester crédible, il envisageait deux options. Encenser celui qui le faisait revenir, vanter son infinie sagesse et donner à sa décision un caractère mystérieux, une cause cachée. Ou au contraire flétrir son jugement...laisser entendre, à mots prudents, qu'il n'était peut-être plus aussi digne qu'on le pensait d'exercer le pouvoir qui était encore sien.

Sa coupe à la main, Arneldir pesait soigneusement les avantages et les risques de ces deux stratégies, tandis qu'à la lueur du feu resplendissait l'emblème du phénix aux ailes déployées, qui semblait le narguer au bas de la fameuse lettre...
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